La DGOS appelle les médecins Dim à saisir l’opportunité des GHT pour créer de la valeur


Publié le 26/05/16 – 14h18 – HOSPIMEDIA

Concernés au premier chef par la mise en place des GHT, les médecins responsables de l’information médicale (Dim) du territoire sont appelés à contribuer à la stratégie et à se saisir de cette opportunité par la DGOS. Celle-ci les invite aussi à mettre en place des procédures et à s’appuyer sur les compétences de tous.

« Le rôle du médecin responsable du département d’information médicale (Dim) de territoire n’est pas de se substituer aux établissements en difficulté mais d’asseoir l’homogénéité dans l’exhaustivité et la qualité des données », a indiqué Frédéric Martineau, médecin et corédacteur du rapport sur les groupements hospitaliers de territoire (GHT) lors d’une conférence organisée sur le sujet le 25 mai à la Paris Healthcare Week. Il doit en outre participer à l’analyse médico-économique, l’élaboration et le suivi du projet médical partagé, a-t-il ajouté pour détailler les missions. De ce fait, le médecin Dim « doit être dans les instances, dont le directoire, et ceci à part entière ». Autre mission : mettre en œuvre des mesures de protection des données. En résumé, a expliqué Frédéric Martineau, « le Dim de territoire a un rôle important de coordination, d’homogénéisation, qui doit s’appuyer sur les compétences en présence dans les autres établissements de santé du groupement ».

Saisir l’opportunité des GHT

Un point de vue partagé par Yannick Le Guen, sous-directeur au pilotage de la performance à la DGOS. Celui-ci a rappelé la place que le médecin Dim doit occuper dans l’élaboration et la contribution à la stratégie du GHT : « L’information médicale est au cœur de la stratégie« , a-t-il indiqué. Il faut, selon lui, que le Dim de territoire se projette sur la création de valeurs à l’échelle du territoire, « le tout devant créer plus de valeurs que l’agrégat des valeurs de l’ensemble des établissements« . Le médecin Dim du GHT doit aussi « réfléchir aux objectifs et aux indicateurs sur lesquels mettre la priorité pour savoir si le groupement progresse sur le service rendu à la population« , a ajouté Yannick Le Guen. Mais pour ce faire, il faut des outils, a-t-il consenti. La DGOS a donc commencé à travailler avec l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH) pour savoir comment améliorer les outils existants sur les questions de filières de soins. Pour lui, les GHT « sont une opportunité formidable pour les Dim d’apporter quelque chose de nouveau aux établissements de santé« . Il les a donc enjoints à « travailler sur le sens de leurs missions, à mettre en place une organisation et des procédures et à utiliser les compétences et les spécificités de chacun« .

Résoudre la question de l’accès aux données

De son côté, le syndicat des Dim (Sdim) a rappelé ce 26 mai dans un communiqué que « les conditions dans lesquelles vont s’organiser les départements d’information médicale dans les GHT vont constituer un test pour l’ensemble des équipes médicales ». Il s’y dit « favorable » mais « si cela permet d’améliorer les conditions de travail et de renforcer les compétences des médecins et des personnels qui travaillent » dans ces départements d’information médicale. Pour cela, le syndicat demande que des moyens soient mis en place en ce sens. Quatre conditions doivent être réunies : une équipe unique Dim dans une structure adaptée avec un projet Dim de GHT, un partage des tâches et une structure ; une charte de l’information médicale garantissant le respect de l’indépendance ; l’octroi de la prime multisites ; la résolution des obstacles techniques et réglementaires relatifs au partage des données. Sur ce dernier point, Yannick Le Guen a effectivement indiqué que le dossier n’est pas clos et que des décrets doivent être publiés sur ce sujet car l’accès à ces données « est un vrai sujet ». Les GHT en ont besoin, dont celles produites par leurs propres établissements, a indiqué lors des questions-réponses Didier Bricoteau, médecin Dim. « Je suis conscient que sur le cadre juridique global et sur les modalités, tout n’est pas stabilisé », a noté le sous-directeur à la DGOS. Et de préciser que la ministre des Affaires sociales et de la Santé a lancé une concertation sur le big data qui devrait aborder ces problématiques.


Géraldine Tribault

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