Le SDIM obtient du ministère de la Santé quelques avancées pour leur métier


Publié le 05/12/14 – 18h07 – HOSPIMEDIA
Le Syndicat des médecins, pharmaciens, biologistes et odontologistes travaillant dans les unités traitant de l’information médicale dans les établissements de santé publics et privés (Sdim), créé en avril dernier (lire ci-contre), a été reçu ces jours-ci par le cabinet du ministère de la Santé, en présence de membres de la DGOS et du Centre national de gestion (CNG). Une rencontre attendue, sollicitée en raison des résultats de l’enquête menée par le Syndicat. Celle-ci dévoile entre autres que 12% des médecins Dim se trouvent actuellement en souffrance. Le président du Syndicat, Christophe Segouin, a indiqué à Hospimedia avoir été entendu par le cabinet.Cette première rencontre a aussi permis de décider la mise en œuvre d’actions sur la définition des missions des Dim, sur l’évolution des moyens humains et techniques pour les satisfaire ainsi que sur la formation continue et la formation de reconversion au métier. Il a aussi été prévu de modifier l’article 27 du projet de loi de Santé qui vise la suppression de la responsabilité de la facturation par le Dim. Un bilan sera réalisé à la fin du premier semestre 2015, sans qu’une date ne soit pour le moment arrêtée, a précisé Christophe Segouin.Cependant, le Sdim se dit aussi extrêmement déçu de ne pas avoir obtenu de réponse concrète de la part du ministère sur les 12% de médecins Dim actuellement en souffrance, a expliqué le président du Syndicat. En effet, il aurait souhaité des actions rapides « pour éviter que des drames se produisent » mais le cabinet a proposé de s’appuyer sur les ARS via les commissions régionales paritaires. Une disposition que le Sdim ne conteste pas mais trouve insuffisante pour agir immédiatement. Il propose donc aux hôpitaux qui le souhaitent une mission de diagnostic pour, dans un premier temps, « dégonfler la situation« . Le Centre national d’expertise hospitalière (CNEH) devrait mener ces missions. Il s’agit avant tout d’envoyer un signal fort aux professionnels, a ajouté Christophe Segouin.Côté rémunération, le Syndicat n’a pas obtenu de réponse précise quant à la délivrance de la prime pour les médecins Dim exerçant en multi-sites dans le secteur public. Cette prime s’élèverait à 415 euros brut et permettrait d’anticiper les nécessaires évolutions pour la mise en place des groupements hospitaliers de territoire (GHT) prévus dans le projet de loi de Santé. Pour l’heure, a expliqué le président du Syndicat, il arrive que les frais de déplacement des Dim en multi-sites ne soient pas pris en charge par l’établissement dans lequel ils interviennent. Le cabinet du ministère a renvoyé vers les enveloppes du fonds d’intervention régional allouées aux ARS.

Géraldine Tribault

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