Un nouveau syndicat veut défendre l’indépendance menacée des médecins DIM


11/04/2014
 Le syndicat national des médecins de départements d’information médicale (SDIM) vient de voir le jour.

Cette nouvelle organisation syndicale s’adresse aux 1 500 à 2 000 médecins, pharmaciens, biologistes et odontologistes qui traitent et analysent l’information médicale au sein d’établissements publics et privés.

Le SDIM veut avant tout défendre l’indépendance professionnelle des DIM, « menacée » par « l’intrusion de prestataires extérieurs à qui on donne parfois accès aux informations médicales nominatives ».

Pour le SDIM, c’est « le manque de moyens et non le manque de compétences qui conduit à de tels excès ».

« Dans ce genre d’affaire, la pression psychologique que subissent les médecins DIM est insoutenable », commente le Dr Christophe Segouin, chef de service santé publique à l’hôpital parisien Lariboisière et président du nouveau syndicat.

L’année dernière, le centre hospitalier de Saint-Malo s’est fait épinglé pour non-respect de la confidentialité des données de santé. L’établissement avait fait appel à une société privée pour optimiser son codage médical.

Respect du secret professionnel

Le SDIM prend également position sur le respect du secret professionnel « auquel les médecins DIM ont droit au même titre que n’importe quel professionnel ».

Le syndicat souhaite aussi renforcer l’attractivité du métier, délaissé par les jeunes médecins.

« Il n’existe pas de formation spécifique DIM, précise le Dr Segouin. La filière naturelle est la santé publique. Les internes ne sont guère attirés par l’information médicale car ils savent que les médecins y sont parfois malmenés. Il y a également un déséquilibre de rémunération entre l’hôpital et les cliniques, plus attractives ». Dans le public, les médecins DIM ne bénéficient pas de rémunération complémentaire (garde ou plage additionnelle) comme dans d’autres spécialités.

Il existe un autre syndicat de médecins DIM, le Synamim, « en jachère depuis deux ans », de l’aveu de son président, le Dr Alain Ricci.

A.B.-I.

 

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